Enfin elle fait fi d'un autre principe que rappelait pourtant l'arrêt précité publié au RJN (le secret de l'instruction) , et qui s'impose d'autant plus lorsque, comme en l'espèce, plusieurs témoins doivent être entendus et qu'il convient ainsi de prévenir un risque de collusion. Les témoins doivent s'exprimer avec spontanéité devant le juge d'instruction et ne pas préparer leur audition. La règle prévue à l'article 150 al.1, première phrase, CPP selon laquelle les témoins sont entendus séparément par le juge, n'aurait plus grand sens si l'occasion leur était donnée de comparer au préalable leurs déclarations respectives faites à la police.