par écrit (D.115). Une telle pratique est inadmissible à l'égard des parties qui n'ont de ce fait pas pu participer normalement à l'administration des preuves. Elle porte atteinte aux principes de la loyauté de la recherche des preuves découlant du principe de la bonne foi (Piquerez, Procédure pénale suisse, 2000, n.851, p. 195) et du droit des parties à un procès équitable. Enfin elle fait fi d'un autre principe que rappelait pourtant l'arrêt précité publié au RJN (le secret de l'instruction) , et qui s'impose d'autant plus lorsque, comme en l'espèce, plusieurs témoins doivent être entendus et qu'il convient ainsi de prévenir un risque de collusion.