En l'espèce, le risque de collusion et donc la nécessité de restreindre les visites devaient s'apprécier avant tout au regard des besoins de l'instruction de la cause de la personne détenue, et non du point de vue de la personne à l'extérieur. Or au moment où le juge d'instruction a pris la première décision (14.6.2001), les motifs tirés du risque accru de collusion – tenant à la qualité de co-prévenue de la recourante – justifiaient sa position restrictive. La recourante conteste il est vrai le risque de collusion, mais sans motiver concrètement sa critique.