Son propre droit est en effet le pendant de celui de son mari. Néanmoins, sa situation se distingue sur un point décisif de toutes celles envisagées dans les arrêts précités ou dans la doctrine (par exemple Auer/Malinverni/Hottelier, Droit constitutionnel suisse, Précis de droit Staempfli 2000, vol II, N 393; Piquerez, Procédure pénale suisse, Schulthess 2000, N.2413ss) : la recourante n'est pas un conjoint "ordinaire" venant rendre visite à son mari détenu, puisqu'elle est co-prévenue dans la procédure ouverte contre son mari.