Le juge d'instruction ne peut dès lors s'en prévaloir pour recueillir des informations à l'encontre de l'intéressé sans en être requis et procéder postérieurement à une extension de la prévention. 3. Au vu de ce qui précède, la décision entreprise doit être annulée et il convient d'ordonner l'élimination du dossier officiel des documents obtenus concernant le recourant suite à l'ordonnance de perquisition du 19 septembre 2000 et aux demandes des 19 septembre 2000, 3 octobre 2000 et 11 avril 2001. Vu le sort du recours, il est statué sans frais. Par ces motifs, LA CHAMBRE D’ACCUSATION 1. Annule la décision du juge d'instruction économique du 11 avril 2001. 2.