p.128).Il résulte donc de cette jurisprudence qu’un séquestre effectué par la police judiciaire et non confirmé expressément par le juge d’instruction n’est pas nul, mais que les intéressés peuvent exiger de ce magistrat qu’il rende une décision au sujet de tous les objets ou documents séquestrés. Il n'y a aucune raison de réserver un traitement différent aux pièces saisies par la police judiciaire avant le réquisitoire aux fins d'informer du ministère public et la saisine du juge d'instruction qu'à celles collectées sur la base d'une délégation de ce dernier, voire en outrepassant celle-ci.