Selon la jurisprudence de la Chambre d'accusation, lorsque la police judiciaire, agissant par délégation du juge d'instruction, opère un séquestre au cours d'une perquisition, ce séquestre n'a de valeur que s'il est confirmé par le juge d'instruction (RJN 1 II 13), lequel a l'obligation de rendre une décision concernant toutes les pièces séquestrées, y compris celles non mentionnées dans la délégation, contre laquelle les intéressés ont la faculté de recourir (RJN précité). Ces derniers ont d'ailleurs la possibilité de requérir du juge d'instruction la levée de la saisie et de provoquer ainsi une ordonnance susceptible d'être attaquée par voie de recours (RJN 5 II 16 in fine, 1980-81,