Il n'appartient pas à la Chambre d'accusation de se prononcer à cet égard. Il est en revanche légitime de la part du prévenu d'espérer des précisions de sa coprévenue, même s'il ne doit pas oublier ses propres déclarations faites pendant l'enquête et dont il résulte clairement qu'il a bien adressé des demandes à son amie de se renseigner dans le cadre de sa fonction. S'il a commencé par le nier, il a fini par l'admettre (procès-verbal d'interrogatoire du 19.5.1998 par la police judiciaire, D.75, question 9; procès-verbal d'interrogatoire par l'adjoint de Mme le procureur général de la Confédération du 19.5.1998, D.114-115, questions 3, 6 et 7).