En l'espèce, le recourant ainsi que son amie sont tous deux prévenus. Ils partagent le même domicile et ont eu deux enfants en commun. Si on peut nourrir quelque doute sur les revirements de situation pouvant intervenir lors d'une audience où ils seraient confrontés, cela n'est pas décisif. Il apparaît bien plutôt que tout au long de la procédure menée initialement par le ministère public de la Confédération puis, après transmission aux autorités judiciaires neuchâteloises, par le juge d'instruction de Neuchâtel, le recourant n'a jamais eu l'occasion d'assister à l'administration des preuves, ni aux divers interrogatoires de son amie.