Ce faisant, le Tribunal fédéral étendait à la banque (qui a commis l'erreur) la qualité de plaignant jusqu'ici reconnue à celui qui transfert par erreur une créance bancaire sur un compte autre que celui du destinataire. Cette jurisprudence, qui se réfère à plusieurs auteurs, a été saluée par d'autres auteurs encore (Hans Wiprächtiger, AJP-PJA 1999, 379 ss, 389 ch.6, qui relève dans le cas d'espèce que le titulaire du compte qui n'avait à tort pas été crédité n'aurait pas eu la qualité de plaignant directement lésé; voir aussi Gérard Piquerez, in SJZ 92