Le prévenu a également exprimé des regrets sur ses actes, ce qui ne l'engage peut-être pas beaucoup, mais concorde tout de même assez bien avec son comportement relevé ci-dessus. Tout bien pesé, les éléments à retenir comme indices d'une fuite probable sont de moindre poids par rapport à ceux allant en sens inverse. Il n'apparaît ainsi pas indispensable de maintenir le prévenu en détention, faute d'indices concrets suffisamment forts pour documenter la probabilité d'une fuite avant que le jugement intervienne. Le caractère du prévenu révélé par l'enquête permet de considérer sa promesse - exprimée à l'issue de l'audience du 20 juillet 2000 (D 659)