Or, le caractère de l'intéressé est un élément qui joue un rôle non négligeable, et la jurisprudence enseigne qu'il en faut beaucoup pour retenir un risque de fuite lié au caractère de l'accusé (ATF 117 Ia 69, JTT 1993 IV 59). Le prévenu a également exprimé des regrets sur ses actes, ce qui ne l'engage peut-être pas beaucoup, mais concorde tout de même assez bien avec son comportement relevé ci-dessus. Tout bien pesé, les éléments à retenir comme indices d'une fuite probable sont de moindre poids par rapport à ceux allant en sens inverse.