En l'espèce, l'expert a distingué plusieurs périodes dans l'évolution de la maladie de X. Il a relevé que cette maladie n'entraînait pas une abolition complète de toutes les fonctions mentales, précisant qu'elle se caractérisait par une alternance des périodes de relative lucidité et de confusion mentale au cours de la même journée. Les infractions reprochées à X. s'étendent, au vu des mises en prévention, de 1987 à 1998. Il ne résulte pas "à l'évidence" du dossier que pendant toute cette période longue de 12 ans, X. aurait été privé constamment et totalement de son discernement.