Il est d'abord évident que la surveillance de conversations par une mesure technique n'est pas en soi illégale, puisqu'elle est prévue à certaines conditions par la loi (art.66 ss PPF, 179 octies CP et 171a ss CPP). Ensuite, il n'est pas déraisonnable de penser que si un juge d'instruction avait été informé de la conversation qui allait se dérouler entre le détenu provisoirement libéré Z. et l'inspecteur A., et s'il avait su les craintes que nourrissait le premier nommé, il aurait ordonné une mesure de surveillance, au sens des articles 171a ss CPP.