Le recourant a eu la franchise d'admettre qu'à la requête dudit délinquant fraîchement sorti de détention préventive, il avait accepté un rendez-vous avec lui en été 1996, et qu'il avait alors eu cette conversation enregistrée à son insu. Le recourant n'a non plus jamais nié le contenu de la retranscription écrite de la cassette, telle que la police cantonale l'a effectuée et telle qu'elle figure au dossier dès le début de l'enquête.