Le juge d'instruction a d'abord recueilli l'avis du ministère public, en prenant appui sur la thèse de Jérôme Bénédict (Le sort des preuves illégales dans le procès pénal, Lausanne 1994), à laquelle la Chambre d'accusation s'était déjà référée (D.110, 294). Se disant surpris de la requête du défenseur du prévenu, le ministère public s'en est toutefois remis à l'appréciation du juge (D.296).