Pour le surplus, il appartient au juge civil de statuer sur les prétentions de droit civil résultant d’un vol (RJN 5 II 88-89, 1992, p.137). En l’espèce les prétentions de P. sur la bague litigieuse n’ont pas été admises et elles ne sont pas incontestables, même si ses déclarations selon lesquelles il a formellement identifié cette bague portée par le fils de Q. comme étant la sienne, ayant lui-même dessiné et fait fabriquer ce bijou par M., bijoutier à Neuchâtel, rendent sa propriété vraisemblable. Le recours est dès lors bien fondé et la bague doit en principe être restituée au recourant auprès duquel elle a été séquestrée.