Cette motivation, brève, suffit. Elle ne trahit pas, de la part du ministère public, une volonté de classer systématiquement des affaires de cette nature ou de laisser impunis des faits graves. Au contraire, le cas d'espèce a été convenablement analysé sur la base du dossier avant de donner lieu à la décision attaquée. Le ministère public n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation et il est manifestement resté dans le cadre – élargi par la loi depuis le 1er septembre 1998 – des motifs tirés de l'inopportunité de la poursuite.