Il est indiscutable que S. a consommé de l'héroïne encore le jour de l'audience du 11 août, comme les prélèvements analysés et l'examen médical l'ont révélé (contrôlé 5+ à l'héroïne, D.205-206); il n'est pas pour autant établi que le prévenu aurait financé cette consommation par des ventes postérieures au 4 juin 1999. Ainsi, la Chambre d'accusation n'est pas en mesure de contrôler comment le premier juge a eu connaissance de nouveaux cas, pouvant justifier sa décision. Partant, celle-ci doit être annulée, d'autant que le prévenu n'a pas été entendu sur des griefs précis. Il est vrai