Celui-ci a fait procéder à une enquête préalable, au cours de laquelle le plaignant A. et sa fille S. ont tous deux été auditionnés par la police de sûreté. En particulier, S. a confirmé ses accusations à l'endroit de son père et elle a délié de leur secret tous les médecins ou psychologues à qui elle s'était confiée. B. Par la décision attaquée du 29 juillet 1999, le procureur général a classé la plainte pour motif d'opportunité, estimant qu'il n'était pas nécessaire de trancher la question d'un éventuel classement pour insuffisance de charges ou pour motifs de droit.