Lors de la récapitulation des faits (mise en prévention) le 10 novembre 1998, F. a admis les faits, mais en contestant vigoureusement l'infraction et en ajoutant : "Non seulement, ce sont toujours elles qui se sont proposées mais, en plus, vu l'argent que je leur donnais, je ne vois pas comment j'aurais pu abuser de leur détresse" (D.44). B. Après avoir encore complété l'enquête à la requête du ministère public, le juge d'instruction a adressé à ce dernier le 2 juin 1999 un préavis dûment motivé, proposant un non-lieu à l'endroit des six jeunes femmes (D.112). Par la décision attaquée du 8 juin 1999, le procureur général prononce un non-lieu en faveur de F., pour motifs de droit.