Par conséquent, si une enquête pénale n'est pas ou n'est plus possible (preuve de la vérité), l'accusé de bonne foi pourra cependant démontrer qu'il a accompli les actes que l'on pouvait exiger de lui, selon les circonstances et sa situation personnelle, pour contrôler la véracité de ses allégations et la considérer comme établie (preuve de la bonne foi) (ATF 116 IV 207; ATF 105 IV 118). Finalement, le fait pour un tiers d'avoir, à titre privé ou en qualité de journaliste, articulé une accusation ou jeté un soupçon, ne lui confère pas de position privilégiée dans l'enquête que ses propos ont déclenchés.