Une telle argumentation n'est en l'occurrence pas pertinente. En effet, en premier lieu, l'accusé n'est pas admis dans tous les cas à apporter les preuves libératoires. Ainsi, la logique de ce système implique que l'on ne recherche pas les preuves de vérité (respectivement les preuves de la bonne foi) avant d'avoir statué sur l'admissibilité des moyens libératoires, car le plaignant ne doit pas être exposé à ce que l'accusé apporte la preuve de la vérité si cette preuve n'est pas admissible (Corboz in SJ 1992, p.655).