Par contre, la plupart des législations cantonales autorisent la victime ‑ même en cas d'infraction poursuivie d'office ‑ à intervenir en procédure pour demander la condamnation pénale du délinquant, étant donné qu'elle est atteinte immédiatement et personnellement dans ses droits et qu'elle a donc qualité de plaignant non pas au sens des articles 28 ss CP mais au sens de la législation cantonale (art.4 CPP NE, par exemple). Cette intervention est en principe subsidiaire et accessoire à celle du ministère public, demandeur principal au procès pénal, même si la loi reconnaît au plaignant la qualité de partie, avec de nombreux droits (Piquerez, Précis de procédure pénale suisse, p.318).