qu'enfin, la décision du juge d'instruction de refuser de mettre en prévention les prévenus a été prise avant même que le réaudition d'un témoin important (il administrait la masse en faillite au nom de l'office des faillites et sa confrontation avec les prévenus était envisagée par le procureur général, D.372) n'ait eu lieu, que cet acte d'enquête est susceptible de jouer un rôle sur l'o- rientation de l'enquête, en sorte que la décision entreprise était en tous les cas prématurée, 6. que, pour les motifs qui précèdent, l'ordonnance du 3 mai 1999 doit être annulée et le juge d'instruction invité à procéder à une mise en