Autrement dit, les restrictions doivent respecter le principe de la proportionnalité (RJN 1989, p.109). En l'espèce, le juge d'instruction s'est écarté de la règle voulant que les détenus ne peuvent recevoir des visites qu'au parloir, puisqu'il a décidé au contraire que le recourant pouvait recevoir en parloir libre sa proche famille. Ce faisant, il s'est conformé à une certaine pratique (dans le même sens, voir Cornu, Résumé de procédure pénale neuchâteloise, Neuchâtel 1995, p.76).