Cela étant, le droit de principe du détenu de recevoir des visites de ses proches découle de la garantie constitutionnelle de la liberté individuelle, ce qui implique que les restrictions doivent être dictées par l'intérêt de l'instruction ou par ce qui est indispensable pour éviter des risques de collusion. Autrement dit, les restrictions doivent respecter le principe de la proportionnalité (RJN 1989, p.109). En l'espèce, le juge d'instruction s'est écarté de la règle voulant que les détenus ne peuvent recevoir des visites qu'au parloir, puisqu'il a décidé au contraire que le recourant pouvait recevoir en parloir libre sa proche famille.