En dernier lieu, le prévenu voit une preuve de partialité du juge par le fait que dans sa lettre du 4 décembre 1998, il soutient "que c'est "volontairement" que R. n'aurait pas demandé durant l'enquête les preuves qu'il sollicite aujourd'hui" (ch.3 de la demande de récusation). Cet adverbe doit être replacé dans le contexte du paragraphe, ainsi rédigé (D.1758) : "De manière générale, R. semble se plaindre de ne pouvoir administrer des preuves de manière satisfaisante. Il oublie que le juge d'instruction lui en avait laissé tout loisir pendant les nombreuses années qu'a duré l'enquête, ce dont il n'a volontairement pas profité à l'époque.