se être en mesure de les contester et de démontrer le cas échéant qu'elles sont inexactes. Lorsque les autorités pénales compétentes entendent fonder leur conviction sur les déclarations écrites de dénonciateurs ou d'informateurs, elles doivent faire en sorte que les droits de la défense soient garantis (ATF 118 Ia 457, JT 1994 IV 121, 124 et les références citées). En l'espèce, les sources des informations en cause ne sont pas connues et la réponse donnée par le juge d'instruction est insatisfaisante à cet égard. S'il s'agit de déclarations d'autres prévenus figurant au dossier, celui-ci renferme suffisamment d'éléments pour que l'on sache quel poids y attribuer;