Le recours est en revanche admis dans la mesure où il porte sur le droit de participer effectivement aux actes de l'instruction et d'obtenir que soient versées au dossier les cassettes des enregistrements des écoutes téléphoniques. Le recours est fondé également, s'agissant du droit du prévenu de connaître avec précision les faits qui lui sont reprochés. Le 10 septembre 1998, dans sa requête à la Chambre d'accusation, le juge d'instruction indiquait que l'élaboration de la mise en prévention était en cours, que la clôture de la procédure devait pouvoir intervenir au 31 octobre 1998 et qu'il serait procédé dans ce but à une mise en prévention formelle de A