Depuis lors, le juge d'instruction ou la police ont procédé à de très nombreux interrogatoires, notamment des sept personnes faisant l'objet des investigations résumées dans un rapport de la police de sûreté du 13 avril 1998 (D.146 ss). Or, le seul acte d'enquête auquel le mandataire du prévenu a pu assister, hormis les interrogatoires de ce dernier, est une confrontation entre MM. A. et B., le 29 juin 1998 (D.360). Indiscutablement, cette manière de procéder ne respecte pas le droit de la défense d'assister aux auditions des témoins et autres prévenus, pour pouvoir leur poser des questions ou confronter de vive voix leurs déclarations.