La décision entreprise, qui était fondée sur l'absence de secret professionnel opposable par le notaire, doit ainsi être annulée. Il appartiendra au juge d'instruction, dans le cadre des nouvelles règles régissant l'enquête préalable, de décider si, conformément à l'offre du notaire, il se justifie d'inviter celui-ci à contacter ses clients pour obtenir la levée du secret et, en cas de refus, s'il peut solliciter à ce stade le département compétent pour délier le notaire de son secret, à défaut d'autre moyen d'investigation plus proportionné. Par ces motifs, LA CHAMBRE D'ACCUSATION 1. Annule la décision du 26 août 1998. 2. Statue sans frais. Neuchâtel, le 17 septembre 1998