En l'espèce toutefois, les allégués litigieux ont été écrits dans le cadre d'une procédure matrimoniale et les termes utilisés ne sont pas inutilement blessants. L'avocat s'est limité à ce qui est nécessaire et pertinent à la sauvegarde des intérêts de son client. Il s'est fondé sur les dires de ce dernier et a invoqué un certain nombre de preuves, notamment des témoignages, à l'appui de ses allégations. Dans ces conditions, on doit admettre qu'il a agi de bonne foi. Il ne lui appartient pas de s'assurer que les témoins vont confirmer les allégations contenues dans la réponse, ce qui constituerait un manquement blâmable aux règles de déontologie.