Ces deux personnes ont épousé des ressortissantes rwandaises et ont pu constater dans leur famille même les effets du génocide. Ces deux personnes cherchent à empêcher que le recourant, qui, à leurs yeux, est complice voire coauteur du génocide, puisse obtenir la nationalité suisse et continuer de propager sa vision partisane des événements depuis notre pays, ce qui apparaît comme un motif suffisant. L'instruction a certes permis d'établir que, s'agissant de certaines de ces allégations à tout le moins, en particulier les accusations d'opinions extrémistes, F. et P. avaient des raisons suffisantes de croire de bonne foi qu'elles étaient conformes à la réalité.