F. avait en effet assisté à un débat auquel prenait part S. et avait pu, en raison de l'attitude de celui-ci concernant le génocide rwandais, croire de bonne foi à la véracité de ce qu'il alléguait. Quant aux allégations s'agissant d'éventuelles poursuites judiciaires à l'encontre de S. , elles ne sont pas non plus infondées puisque, suite à la dénonciation au ministère public de la Confédération par P. de neuf ressortissants rwandais, parmi lesquels se trouvait S. , une enquête avait été ouverte pour être ensuite classée. S'agissant de P. , le memorandum du 8 mai 1994, ainsi qu'un article rédigé de la main de S. dans la revue "Rwanda-Débat" témoignent de sa bonne foi.