Quant à F. , il a précisé que sa femme était d'origine rwandaise, qu'il avait perdu pratiquement toute sa belle-famille dans le génocide, qu'il avait connu S. à une réunion à Courfaivre en février 1995, soit peu après son retour du Rwanda et que ce qu'il avait dit provenait de sa connaissance personnelle, soit de ce qu'il avait pu constater, que ce soit au Rwanda ou dans son canton. Il a précisé que P. l'avait informé qu'une action judiciaire était en cours contre S. et que, comme il lui avait certifié que c'était bien exact, il lui avait fait confiance et n'avait pas vérifié.