Il a ajouté qu'il pourrait produire des documents démontrant sans aucun doute possible que S. s'était rendu en Afrique après le génocide pour y rencontrer une personne figurant parmi les cinquante premières places sur la liste des responsables du génocide. Quant à F. , il a précisé que sa femme était d'origine rwandaise, qu'il avait perdu pratiquement toute sa belle-famille dans le génocide, qu'il avait connu S. à une réunion à Courfaivre en février 1995, soit peu après son retour du Rwanda et que ce qu'il avait dit provenait de sa connaissance personnelle, soit de ce qu'il avait pu constater, que ce soit au Rwanda ou dans son canton.