En effet, vu sa fonction, sa formation et ses compétences, la doctoresse A. aurait dû prendre la décision d'hospitaliser L. B. dans le service des soins intensifs pour lui assurer une surveillance adéquate et permettre la mise en œuvre immédiate des mesures thérapeutiques complémmentaires qui pouvaient se révéler nécessaires compte tenu des indications données par le médecin traitant et de ce que le traitement déjà mis en place par ce dernier n'avait pas apporté d'amélioration à la patiente. Elle aurait dû aussi, si elle se trouvait encore dans le doute sur le point de savoir si l'échantillon de sang analysé était de provenance artérielle ou veineuse, faire des examens complémentaires et ne