Le 5 septembre 1995, C. B. déposa plainte pénale contre la doctoresse A. se fondant notamment sur un rapport établi par le professeur D. , de la division de pneumologie de l’Hôpital Y. de Berne. Selon ce rapport, la mauvaise interprétation de l'analyse sanguine par les deux médecins est difficilement explicable dans la mesure où il existe des appareils qui permettent de faire les mesures nécessaires de façon simple sans prélèvement sanguin. Le médecin estime également que le décès de L. B. aurait pu être évité, du moins dans l'immédiat, si des mesures adéquates avaient été prises, notamment s'agissant de la thérapie respiratoire (intubation) et de la surveillance de la patiente.