Au surplus, le nouveau contrat décidé lors d'un ren- dez-vous tenu le 22 août 1996 en Suisse (et dont la signature devrait justifier le déplacement à Taiwan) n'est pas non plus déposé, serait-ce sous la forme de projet. Même si une justification plus substantielle de ce voyage avait été établie, elle ne suffirait pas à justifier la restitution temporaire du passeport. Sous couvert de ce voyage, rien n'empêcherait évidemment la prévenue de se rendre en France, dont elle est ressortissante. Du même coup, la mesure prise en remplacement de la détention préventive perdrait tout son sens.