Il en découle que l'ordonnance de séquestre du 9 février 1996 est elle-même dépourvue de base légale. En conséquence, le séquestre ne saurait être maintenu. Par ailleurs, même si le juge d'instruction peut ordonner le séquestre d'objets qui sont le produit d'une infraction, il doit, à l'occasion d'un tel séquestre, qui reste une mesure provisoire, rassembler des indices suffisants au sujet de l'origine du bien séquestré (RJN 1986, p.97 et les références citées). En l'espèce, même après six mois d'enquête préalable, le juge d'instruction n'a pas considéré avoir rassemblé des preuves suffisantes pour lui permettre de demander au ministère public l'ouverture de l'action pénale.