Le 8 février 1996, le ministère public a ordonné l'ouverture d'une enquête préalable et requis le juge d'instruction des Montagnes, en tant qu'officier de police judiciaire, à l'effet de déterminer la provenance des fonds déposés au Crédit Suisse et signalés par ce dernier, en application de l'article 305ter ch.2 CP, comme pouvant être douteux. Le 9 février 1996, le juge d'instruction a notamment ordonné la saisie pénale conservatoire de tous les avoirs placés sur les comptes ouverts à la succursale de la Banque Z. aux noms de D. et C. , de même que la perquisition du safe loué par la première et la saisie et le séquestre de tous avoirs, quelle que soit leur forme, qui y seraient