, n.962 et les références citées), qu'en l'occurrence, et même si l'enquête est ouverte depuis le mois de septembre 1995, le prévenu n'a encore pu être interrogé de sorte qu'il entrave son avancement et qu'on peut considérer qu'elle se trouve encore à ses débuts, qu'il a déjà été jugé que les risques de collusion sont plus importants avant qu'après le premier interrogatoire (RJN 1988, p.76), que c'est ainsi à juste titre que le juge d'instruction a refusé au mandataire de l'accusé le droit de consulter le dossier, que, mal fondé, le recours doit être rejeté, que la Chambre d'accusation statue gratuitement et sans alloca-