que l'enquête n'en est qu'à ses débuts, qu'elle doit être complétée par diverses vérifications et qu'il y a lieu de craindre que, remis en liberté provisoire, le prévenu ne compromette le résultat de l'enquête notamment en exerçant des pressions sur R. , qu'en conséquence, l'arrestation du recourant est justifiée en raison du risque de collusion et qu'il devient ainsi superflu de trancher la question de savoir si elle l'est aussi en raison du risque de fuite, que, mal fondé, le recours doit être rejeté, Par ces motifs, LA CHAMBRE D'ACCUSATION Rejette le recours. Neuchâtel, le 20 juin 1996 AU NOM DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION Le greffier La présidente