que les époux N. sont prévenus d'infractions graves à la loi fédérale sur les stupéfiants et qu'ils sont impliqués dans un trafic portant au moins sur 450 à 560 grammes d'héroïne, déployé de l'été 1995 au moment de leur arrestation le 21 mars 1996, que, le 28 mai 1996, par deux lettres différentes, les époux N. ont demandé à pouvoir se rencontrer le 3 juin 1996, date de leur deuxième anniversaire de mariage, que, par la décision attaquée, le juge d'instruction a rejeté la demande des prévenus, exposant que les visites d'un détenu à un autre ne peuvent être qu'exceptionnellement accordées quand une enquête est terminée, ce qui n'est pas le cas en ce qui les concerne, le risque de collu-