Il pourra cependant être pallié à ce défaut grâce au complément d'expertise. Dans ces conditions, la décision du juge d'instruction de refuser d'ordonner une nouvelle expertise par un nouvel expert s'agissant de la plaignante, n'est pas arbitraire et ne procède ni d'une mauvaise application de la loi ni d'un excès de pouvoir. Au surplus, cette décision est conforme aux prescriptions de la LAVI, entrée en vigueur le 1er décembre 1993, qui vise à fournir une aide efficace aux victimes d'infractions et à renforcer leurs droits. Les articles 5 ss de ladite loi traitent de la protection et des droits de la victime dans la procédure pénale et notamment de la protection de sa personnalité.