ajoutent qu'ils occupent l'immeuble depuis plus de dix mois sans incident majeur, de sorte qu'il n'y a pas péril en la demeure. Quant aux risques d'incendie liés au manque de contrôle des installations de chauffage ils seraient éliminés si des contrôles idoines étaient effectués. Dans ces conditions, la décision attaquée viole le principe de la proportionnalité. Enfin, les recourants estiment que l'affaire est de la compétence exclusive du juge civil. Par ordonnance présidentielle du 15 février 1996, l'effet suspensif a été accordé au recours. La plaignante conclut au rejet du recours. Le juge d'instruction a renoncé à prononcer des observations. C O N S I D E R A