C’est précisément ce qui s’est passé ici ; le fait que les deux coups de couteau portés à Y. n’aient occasionné que des lésions corporelles simples n’est dû qu’au hasard et, en agissant comme il l’a fait, l’appelant a pris le risque de provoquer de graves lésions, susceptibles de mettre la vie de sa victime en danger. Le jour après les faits, l’appelant a d’ailleurs déclaré : « J’ai appris que Y. n’avait rien de grave, ce qui m’avait beaucoup soulagé », ce qui démontre, a contrario, qu’il a effectivement envisagé que ses coups aient si gravement atteint Y. qu'ils aient pu mettre sa vie en danger. La condamnation pour tentative de lésions corporelles graves