Plutôt que reconnaître ses torts, le prévenu s'est, durant l'instruction et jusqu'à l'audience de jugement, enferré dans ses mensonges en affirmant qu'il ne savait pas que cet argent devait être déclaré à l'office des poursuites. Ce comportement démontre une absence complète de remords et de prise de conscience de sa faute. Il y a en outre concours d'infractions (art. 49 CP). Comme élément favorable, on retiendra que le prévenu n'a pas d'antécédent et que sa situation personnelle, si l'on fait abstraction de ses dettes, est plutôt favorable. Tout bien pesé, une peine privative de liberté de 10 mois correspond à sa culpabilité, à sa situation personnelle et à ses antécédents.