Seul le dernier de ces six témoins, O., était domicilié à dans le canton de Neuchâtel, mais à lire le procès-verbal de son audition, on constate qu’il est réentendu moins de deux mois après une dénonciation pour infraction à la loi sur les stupéfiants, ce qui témoignerait d’un étrange hasard et d’un suivi plus que soutenu de la part de la police neuchâteloise à l’égard de ce consommateur que rien de particulier ne signalait à l’attention, si cette audition devait s’inscrire dans le cadre d’opérations de routine. Dès la quatrième question, après une première de pure forme et deux autres toutes générales, l’audition se focalise sur les contacts du témoin avec les deux prévenus, que le témoin